US Open
La France a perdu avec Jo-Wilfried Tsonga (N.7) et Gaël Monfils (N.13),
éliminés mardi en 8e de finale, ses derniers représentants à l'US Open,
dernier tournoi du Grand Chelem de la saison.
Le scénario a été identique pour les deux "Frenchies", qui ont remporté la
première manche avant de perdre les trois suivantes.
Tsonga s'est incliné face à un adversaire à sa portée, le Chilien Fernando
Gonzalez (N.11), 3-6, 6-3, 7-6 (7/3), 6-4, alors que Monfils a été logiquement
dominé par Rafael Nadal, victorieux 6-7 (3/7), 6-3, 6-1, 6-3.
L'Espagnol, N.3 mondial, devrait retrouver la place de N.2 à la publication du
prochain classement ATP en raison de la défaite surprise de l'Ecossais
Andy Murray, finaliste 2008, mardi face au Croate Marin Cilic (N.16).
La France aurait pu rêver d'un quart de finale bleu-blanc-rouge entre
Tsonga et Monfils mais le dernier joueur Français à atteindre les quarts de
finale à New York restera Arnaud Clément (battu par l'Australien
Lleyton Hewitt en 2000) pour encore au moins un an.
Les garçons tricolores ont au moins eu le mérite de faire mieux que les
Françaises, dont aucune n'a dépassé le 2e tour à New York cette année.
Tsonga, 24 ans et N.1 Français, a particulièrement déçu.
Dans ce duel de frappeurs, il a trouvé son maître en Gonzalez, dont le registre
ne s'est pas limité à de gros coups droits. Très adroit à croiser son revers,
le Chilien a souvent passé le Français monté au filet
(44 coups gagnants, 9 en revers).
"Je n'ai pas fait un bon match, a jugé Tsonga. Je n'ai pas réussi à me libérer
et j'ai raté pas mal d'occasions. Je suis déçu car il y avait la place d'aller en
quart de finale.
Si j'avais joué un peu mieux, j'aurais gagné."
Le Manceau, qui a souffert d'un incapacité chronique à convertir ses occasions
de break (1 sur 14), n'a toujours pas atteint les quarts de finale d'un
Grand Chelem ailleurs qu'en Australie (finale 2008, quart 2009).
"J'avais l'ambition de mieux faire que ça ici à New York", a déclaré Tsonga, qui a jugé
son bilan 2009 en Grand Chelem (quart en Australie, 8e de finale à Roland-Garros
et US Open, 3e tour à Wimbledon) meilleur qu'en 2008 (finale Australie,
3e tour US Open, absent sur blessure à Roland-Garros et Wimbledon).
Son copain Monfils a tenu le défi de Nadal pendant un peu moins de deux sets,
donnant ensuite des signes de fatigue matérialisés notamment par de nombreuses
fautes directes en fin de rencontre (63 au total).
Le gain du premier set grâce à un tie break très convaincant (2 aces) où le Majorquin
a paru emprunté (2 "cadeaux" sur des coups droit faciles) a été le début de la fin pour
le Parisien, qui ne marqua plus que sept jeux.
Malgré tout le temps passé à se motiver en se parlant à voix haute, Monfils n'est
pas arrivé à rivaliser physiquement avec un Nadal. Celui que l'on pensait touché par
un souci aux abdominaux depuis son match précédent contre son compatriote
Nicolas Almagro qui a paru en pleine possession de ses moyens, signant sa
prestation la plus convaincante en quatre matches à New York.
"J'ai livré un bon match mais +Rafa+ a été plus fort que moi, a déclaré Monfils.
Il a été très fort physiquement. Cela fait longtemps que je ne l'avais pas vu
défendre aussi bien. Il y avait pourtant des incertitudes autour de lui.
Contre d'autres joueurs que Nadal, je m'en serais sorti..."
Source : Eurosport