Tennis - US Open (H)

Publié le par coquelicot93

Federer des grands jours

Après avoir sauvé une balle de deux sets partout lors d'un match d'une grande intensité, Roger Federer domine (6-0, 6-3, 6-7 [6], 7-6 [6] en 2h33') Robin Söderling et rejoint Novak Djokovic pour sa 22e demi-finale consécutive en Grand Chelem.


C'est un récital à deux voix dans le vent et le froid de la nuit new-yorkaise. A minuit passé, Roger Federer peut souffler, il vient de battre (6-0, 6-3, 6-7 [6], 7-6 [6] en 2h33') Robin Söderling pour rejoindre Novak Djokovic en demi-finale après avoir sauvé une balle de deux sets partout. Pendant une heure, Roger Federer délivre une partition proche de la perfection. Quand le numéro 1 mondial joue de cette manière, il ne reste que le détachement pour combler le vide qui assaille le cerveau de son adversaire, Robin Söderling. « J'ai réalisé un grand match. J'ai joué un tennis de rêve au début. Je dominais comme je ne l'avais jamais fait contre lui, constate avec bonheur le numéro 1 mondial qui avoue pourtant une certaine nervosité en début de match en raison du vent. Puis il a commencé à mieux servir et il a joué avec plus de confiance du fond de court. »

En cinquante-neuf minutes, il mène (6-0, 6-3) et prend l'encyclopédie du tennis comme livre de chevet. Tout y passe. Il ne bouge pas de sa ligne de fond de court, délivre des coups gagnants en demi-volée (64 points gagnants pour seulement 26 fautes directes au total) et à la moindre alerte, il déclenche l'artillerie lourde au service (28 aces) à l'image du premier jeu du match. C'est Broadway à Flushing Meadows. Ca swingue, ça chante, ça danse. Même sa femme, Mirka, qui en a pourtant vu d'autres, immortalise l'instant au début du troisième set en sortant son appareil photo... Et le Suédois plonge son désarroi dans sa serviette à chaque changement de côté et explose de rage une raquette après une double faute à 5-2 (15-15) pour extérioriser sa frustration. «Après les deux premiers sets, je me suis dit que je ne pouvais faire pire, se souvient le 12e mondial. J'ai mis beaucoup de pression sur lui et ça a marché. Il y avait moins de vent à la fin du match et cela m'a aidé. Je servais mieux et mes coups partaient mieux.»


Mais le 12e mondial n'est pas le tombeur de Rafael Nadal à Roland-Garros pour rien. Il aime les grands rendez-vous. Mené quatre points à zéro puis cinq points à deux lors du tie-break de la troisième manche, Robin Söderling profite parfaitement d'une panne momentanée de premières balles du Suisse pour remporter le set sur un bon retour de revers suivi d'un coup droit croisé. Du grand Federer face à du grand Söderling, cela ne peut que donner un grand match. «Je ne peux pas beaucoup mieux jouer. J'aurais peut-être pu convertir la balle de break au début du troisième set et finir au tie-break quand je mène 4-0, note le tenant du titre. J'ai manqué ces opportunités et on voit comme un match peut vite tourner en tennis. Il est vraiment bien revenu car ce n'était pas facile pour lui après les deux premiers sets. »

Dans la quatrième manche, les deux hommes se neutralisent au service et le jeu décisif arrive avec sa pluie d'aces et de points gagnants. A six points à cinq, le Suédois possède une balle de deux sets partout. Le quintuple tenant du titre rate sa première balle et sur la seconde, Robin Söderling vendange un retour de coup droit. Il vient de laisser passer sa chance et deux fautes viennent conclure le match. « Je jouais très bien, il n'y avait pas de raison de paniquer, plaide le Suisse. Si j'avais dû disputer un cinquième set, j'étais bien mentalement et je bougeais vraiment très bien. » Le tenant du titre n'a pas tremblé, n'a pas perdu son service de la rencontre et atteint sa 22e demi-finale consécutive de Grand Chelem. Comme toujours, le tournoi avance et le numéro 1 mondial monte en puissance.

Source : Eurosport


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Publié dans Tennis

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