Football Ligue des Champions: Juventus-Bordeaux

Publié le par coquelicot93

Le point du courage
JUVENTUS - BORDEAUX : 1-1

En lieu et place de Diego, c'est celui que le Piémont attend comme le successeur de "Alessio", Sebastian Giovinco, qui a dû organiser le jeu de la Juve. Mais très vite, sa tâche s'est annoncé hautement compliqué par un manque de soutien d'abord, par le pressing tout terrain des champions de France en titre, ensuite. Dans le sillage d'un énorme Fernando, placé à un poste de relayeur, les Girondins ont joué toutes les opportunités qui se présentaient à eux avec toutes les armes à leurs dispositions. Quand Fernando ou Gourcuff ont touché le ballon, Jaroslav Plasil et Géraldo Wendel, très bon sur son côté gauche ont suivi immédiatement pour les soutenir. Ces derniers ont été ensuite bien épaulés par Benoît Trémoulinas et Mathieu Chalmé dans leurs couloirs respectifs.

Ils n'ont rien lâché

Les remontées de balle des Girondins ont ainsi été très rapides et les offensives plutôt tranchantes. Tactiquement, Alou Diarra, sobre dans son rôle de vigie, et ses partenaires ont également été à la hauteur de leurs adversaires en coupant au maximum les transmissions à destination du seul milieu offensif turinois, en l'occurence Giovinco. Il n'a finalement manqué, notamment au cours d'un second acte bien plus enivrant en terme de spectacle, qu'un brin de réussite devant un Gianluigi Buffon, solide dans sa surface. La difficulté de Yoann Gourcuff à s'entendre avec Marouane Chamakh a probablement également pesé dans ce surplus d'efficacité devant le but.

Au fur et à mesure que la partie a avancé, les leaders de la L1 ont cependant accusé le coup physiquement et ont semblé de moins en moins présents à la récupération, libérant alors plus d'espaces pour les hommes de Ciro Ferrara. La panique s'est fait sentir notamment dans le visage de Michaël Ciani, qui n'a que rarement fait preuve de sérénité devant le monstre athlétique qu'est Amauri ou encore devant l'explosivité de Giovinco et ce jusqu'à l'ouverture du score de Vincenzo Iaquinta. C'est finalement au coeur de la tempête piémontaise que le salut est venu de Gourcuff, encore une fois irréprochable sur coups de pied arrêtés, Fernando, souvent inspiré, et Plasil, combatif égalisateur. Les Girondins ont semble-t-il bien retenu la saison de l'année passée: jouer un match jusqu'au bout et avec coeur sans jamais renier ses qualités.

LA DECLA : Laurent Blanc (entraîneur de Bordeaux)

"Non seulement les joueurs ont fait le match qu'on attendait d'eux, mais ils ont également retenu les leçons du match de Chelsea (4-0) l'an passé. Je me suis régalé ce soir. J'avais été agacé à Grenoble (1-0, samedi), ce soir, j'ai pris beaucoup de plaisir à voir jouer mon équipe, à combattre, à poser des problèmes à la Juve. Et sans un grand gardien (Buffon), Bordeaux pouvait gagner ce match. (à propos de Ramé) Il a remplacé Cédric (Carrasso) au pied levé et il a été au diapason de ce que faisait les autres depuis la première seconde. C'est la preuve de la force de notre groupe. Après l'ouverture du score de la Juve, je n'ai pas eu peur. J'avais insisté auprès des joueurs, je leur avais dit de ne pas être timides, car c'est souvent le complexe des équipes françaises devant les équipes italiennes. J'ai toujours eu confiance, j'ai toujours cru qu'ils étaient capables non seulement de revenir au score mais également de gagner. On a joué en confiance, cela montre qu'on va peut-être mieux faire cette année en Europe. C'est le meilleur match qu'on ait joué en Ligue des Champions à l'extérieur."


Source: Eurosport

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Publié dans Football

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