FOOTBALL - Ligue 1 :

Six joueurs de Ligue 1 réalisent un début de saison tonitruant après avoir disparu de la circulation l'an passé. Revenus en grâce, ils se sont tous imposés depuis août comme des éléments essentiels de leur formation. Zoom sur six joueurs qui ont retrouvé la lumière.
MIRALEM PJANIC (LYON) : Le départ de Juninho a, semble-t-il, libéré le talentueux Lyonnais. Déjà trois titularisations et un but pour celui qui n'avaient que très rarement goûté aux joies du onze de départ la saison dernière (cinq pour aucun but). L'ancien Messin semble avoir trouvé ses marques au sein de la grosse machine de l'OL en même temps que le soupçon de confiance indispensable pour mettre son jeu en place. Depuis le début de saison, il joue parfaitement son rôle de chef d'orchestre même s'il lui reste encore à densifier sa palette et s'affirmer encore plus en soutien de l'attaquant. Sa rentrée en jeu dimanche à Paris a fait le plus grand bien à un collectif qui a pu s'en remettre à la justesse de passes du Bosniaque.

ASAMOAH GYAN (RENNES) : Le jour et la nuit. Que s'est-il passé pendant l'été ? Quelle mouche a bien pu piquer Gyan ? On l'avait quitté traînant sa misère aux quatre coins de l'Hexagone, rongeant sa maladresse devenue chronique (1 but en 16 matchs la saison passée). Après 6 journées, le voilà propulsé en tête du classement des buteurs de cette même Ligue 1. Comme métamorphosé. Alors bien sûr, le rôle de finisseur est astreint à la confiance. Mais tout de même. Le Ghanéen n'est plus le même. En témoigne son doublé à grenoble. Déjà 4 buts pour lui et une renaissance salvatrice pour Rennes, privé de Jimmy Briand.
ABDOULRAZAK BOUKARI (LENS) : Ce grand espoir du foot français a mis un temps fou à percer. Arrivé à Lens en 2006 affublé d'une réputation de futur crack, Boukari a d'abord rongé son frein en CFA. Il faut dire que ses premières apparitions n'ont guère convaincu. Avant cet été, l'ancien Castelroussin n'avait jamais marqué en L1. Sa saison dans l'antichambre l'an dernier lui a, semble-t-il, fait le plus grand bien. Et Boukari est comme métamorphosé en ce début de saison. Auteur de trois buts, il s'est désormais installé comme un incontournable du dispositif des Sang et Or.
MAMADOU SAMASSA (VALENCIENNES) : Dans le Nord, Mamadou Samassa revit. En quatre titularisations, l'avant-centre du VAFC a déjà inscrit autant de buts sous ses nouvelles couleurs qu'en une saison à l'OM. Trois jours après avoir posé ses valises et après seulement six minutes de jeu contre Nancy (1-3), il a ouvert son compteur sur une frappe en rupture. Devenu solution prioritaire en attaque, il a retrouvé la confiance nécessaire au buteur. Ses deux réalisations ont permis à Valenciennes de décrocher ses deux succès de la saison. Vous avez dit indispensable ? Arrivé dans le Nord juste avant la reprise, l'attaquant s'est tout de suite adapté à son nouvel environnement. Ce week-end, il retrouve l'OM et compte bien confirmer son bon début de saison face à ses anciens partenaires.

OLIVIER MONTERRUBIO (LORIENT) : A 33 ans, l'ancien lauréat du trophée UNFP du "meilleur espoirs de Ligue 1" n'a pas perdu grand chose. Sa patte gauche est toujours aussi tranchante. En témoignent ses trois passes décisives depuis le début de saison. Certes, Olivier Monterrubio n'est peut-être plus aussi rapide qu'à son époque nantaise mais il compense par sa science du jeu et son coup d'oeil aiguisé par plus de 13 saisons en Ligue 1. L'an dernier, il avait choisi l'exil à Sion. Perdu de vue, il est revenu avec force sur le devant de la scène. Et s'il n'est pas toujours titulaire à Lorient, il sait rentabiliser au mieux son temps de jeu (1 but et 3 passes).
NENÊ (MONACO) : Nenê est l'un des hommes forts de ce début de saison. Prêté la saison dernière à l'Espanyol, il a signé un retour fracassant au sein du collectif monégasque. Avec 4 buts à son compteur, il a déjà son total de l'an passé en Liga et truste le sommet du classement des buteurs. Indispensable, le Brésilien n'est pas étranger à l'excellent début de saison des hommes de Guy Lacombe, désormais cinquième. Buteur lors des quatre victoires des Monégasques, il s'inscrit comme le facteur x de la formation du Rocher.
Source : Eurosport