FORMULE 1 : GP du Japon

Jenson Button (Brawn) et trois autres pilotes n'ayant pas respecté un drapeau jaune en Q2 ont été reculés de 5 places sur la grille, à Suzuka. Quatre autres concurrents ont aussi été rétrogradés pour des réparations diverses. Et Mark Webber (Red Bull) n'a pas participé à la qualif...
Les commissaires du Grand Prix du Japon n'ont pas hésité à sanctionner samedi cinq des pilotes les plus en vue de cette fin de championnat. A commencer par le N.1 mondial Jenson Button (Brawn), sur lequel est tombée une rétrogradation de cinq places pour non respect
A une minute tout juste de la fin de la Q2, Kimi Räikkönen (Ferrari) était encore le seul à avoir posté un chrono pour tenter de gagner sa place en Q3, samedi à Suzuka. Lorsque Sébastien Buemi (Toro Rosso) est violemment sorti de la piste, provoquant un drapeau jaune. Mais certains, "pendus" comme on dit dans le jargon à cet instant, ont superbement ignoré la consigne de prudence et sont passés à vitesse soutenu sur les lieux de l'accident, dans le secteur 3, où le Suisse avait laissé moult débris en longeant une glissière de sécurité. Y compris la lame principale d'aileron avant de sa STR sur la piste même.
Après une enquête, les commissaires de la 15e des 17 manches du championnat 2009 n'ont donc hésité à sanctionner le N.1 mondial Jenson Button, son challenger Rubens Barrichello (Brawn), Fernando Alonso (Renault) et Adrian Sutil (Force India). Plus Sébastien Buemi (Toro Rosso), rentré au ralenti au volant d'une voiture endommagée. Le Suisse a voulu à tout prix regagner son stand dans l'espoir d'une réparation express en vue de sa participation à la Q3 pour laquelle il était qualifié.
Tenu de terminer 4e pour être sacré dès dimanche si son équipier Rubens Barrichello ne marque pas, Jenson Button voit donc s'éloigner la perspective de succéder au palmarès à Lewis Hamilton. "Ça peut toujours arriver mais ce n'est pas ce à quoi je m'attends", a réagi l'Anglais de 29 ans, qui sera 12e sur la grille, soit deux places derrière son équipier Brésilien.
Cette pénalité pour un favori au titre mondial n'est pas une première à Suzuka. En 1997, Jacques Villeneuve (Williams) avait été suspendu pour le non-respect d'un drapeau jaune lors des essais libres.. Une récidive qui arrivait peu après une première infraction au Grand Prix d'Italie. Suite à l'appel de son écurie, le Canadien avait été autorisé à courir, en partant des stands, et avait fini 5e.
En revanche, Robert Kubica, Nick Heidfeld (BMW), qui ont fait partie de l'enquête, ont été relaxés.
Par ailleurs, McLaren a du changer la boîte de vitesses de la MP4 de Heikki Kovalainen suite à son accident en début de Q3. La qualification avait été interrompue pour la troisième fois à cette occasion. Le Finlandais a donc été rétrogradé de cinq places sur la grille, sa transmission n'ayant pas respecté le cycle obligatoire de quatre meetings. Idem pour Vitantonio Liuzzi dont Force India avait changé la transmission après les Libres 3.
Enfin, Red Bull et Toyota ont entrepris la reconstruction de nouvelles autos à l'aide des coques de secours disponibles, après les crashes de Mark Webber en essais libres 3 et de Timo Glock lors de la Q2. L'Australien n'a pas participé à la qualif et partira des stands. L'Allemand, 14e temps à l'origine, souffre d'une plaie à la jambe gauche mais il a subi un choc important, de face. L'écurie décidera dimanche matin, à Suzuka, de sa participation. En aucun cas le N.3 Japonais Kamui Kobayashi, qui a suppléé l'Allemand malade vendredi, ne pourra être au départ car le règlement stipule qu'il aurait du rouler lors de l'une des sessions du deuxième jour du Grand Prix. A moins que toutes les équipes ne s'accordent sur une dérogation.
Source : Eurosport