Football - Ligue 1 : Blanc - "Il faut réagir"

Publié le par coquelicot93

Blanc : \"Il faut réagir\"

Après deux revers, Laurent Blanc estime qu'il n'y a "pas de sinistrose à avoir" avant de recevoir Saint-Etienne. Mis sous pression par ses adversaires, l'entraîneur de Bordeaux estime toutefois qu'il est temps de réagir. Car, selon lui, son équipe s'est peut-être relâchée depuis le début de l'année.


LAURENT BLANC, après deux revers à Rennes (2-4) et à domicile face à Monaco (0-2 en Coupe de France), est-il temps de réagir ?


L.B. : Effectivement il faut réagir. En 2010, les résultats ne sont pas bons, pas à la hauteur de ce que les joueurs avaient l'habitude de faire, de ce que les entraîneurs avaient l'habitude de les voir faire et de ce que les spectateurs avaient l'habitude de fêter.


Etes-vous inquiet ?


L.B. : Il n'y a pas de sinistrose à avoir. Quand je vois certains journaux, vous êtes d'une tristesse, messieurs les journalistes. C'est vrai qu'il faut repartir, on en est tous conscients, le staff technique, l'entraîneur, mais aussi les joueurs. C'est eux qui vont donner la réponse, qui ont la clé. Mais quelle sinistrose ? "Tout va mal, tout va mal"... il aurait fallu que je vous montre le bilan 2009 où Bordeaux est l'équipe qui a pris le plus de points à domicile (2,67 par match) et à l'extérieur, qui a été première. C'est comme un enfant qui vous rapporte un bulletin scolaire. Quand il est premier partout, on ne comprend plus s'il a deux ou trois mauvaises notes. Cela veut-il dire qu'il est devenu moins intelligent, bête ? Cela veut dire qu'il y a eu un petit relâchement, une petite décompression. A nous, staff technique de jouer le rôle de parents, de le faire comprendre parce que mes joueurs ne sont pas devenus mauvais ou des moins que rien en un mois.


On vous a encensés, maintenant avec ces résultats, on peut penser que tout va mal...


L.B. : C'est facile de le dire. Il ne faut pas mentir aux joueurs. Faisons les bilans à la fin de la saison et on verra si on est arrivé à nos objectifs. Si on fait le bilan à la mi-saison, il est exceptionnel pour Bordeaux. On s'est tellement habitué qu'en 2010, on s'est peut-être relâché. Dès qu'on fait match nul contre Boulogne, on dit "tout va mal, c'est catastrophique". Avant de tomber dans la sinistrose, attendez pour faire les bilans. Les joueurs, à travers ces flatteries, ont attaqué 2010 en pensant que cela allait continuer. Le coup de tournevis à donner, c'est à nous de le donner.


Vous vous attendez à un cadeau de vos joueurs contre Saint-Etienne pour votre 100e en L1, le jour de la Saint-Valentin ?


L.B. : J'ai appris que c'était la 100e. Ca prouve que ça passe assez vite. Je me souviens du premier, j'espère que je me souviendrai du dernier, ça je n'en doute pas. Ca fait prendre conscience que le temps passe vite. Vous me direz que pour un entraîneur, quand le temps passe vite c'est quand même une bonne chose. Parfois pour un entraîneur le temps peut paraître long. Cela veut dire que pendant ces trois saisons on a fait de bonnes choses. Une 100e, ça ne nous rajeunit pas, mais je n'en fais pas cas. La Saint-Valentin, là je pense qu'il y a quelque chose à gratter (rires).

Source : AFP

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Publié dans Football

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