| Jusqu'au bout, l'équipe de France devra lutter. Après des éliminatoires où la brillance ne fut qu'épisodique dans le jeu tricolore, elle va devoir livrer deux énormes combats face à l'Eire lors de barrages qui promettent une extrême tension. Car si le niveau individuel des joueurs irlandais n'a rien de comparable avec celui des Bleus, leur fougue, leur célèbre "fighting spirit" et leur physique leur ont permis de sortir des éliminatoires invaincus malgré la présence de l'Italie qu'ils ont bien failli battre dans l'avant-dernier match du groupe. Sans oublier qu'avec Giovanni Trapattoni, Raymond Domenech va se frotter à l'un des plus grands techniciens du monde. Dans l'histoire, l'Eire et la France se sont souvent croisées, dont la dernière fois lors des éliminatoires du Mondial-2006 et les Bleus avaient dû à un but de Thierry Henry un succès (1-0) déterminant pour la qualification à Lansdowne Road. En treize matches, les Bleus se sont imposés 5 fois, ont fait 4 matches nuls et se sont inclinés à 3 reprises. Inutile de dire que le fait que le match retour ait lieu au Stade de France est un énorme atout dans la manche tricolore, mais seulement à condition de ne pas avoir craqué sous la pression de Croke Park. Et il ne faudra pas être trop sanctionné lors de ce match aller, d'autant plus que Sagna, Gallas, Abidal, Evra, soit la totalité de la défense-type de Domenech, ainsi que Gourcuff, le dépositaire du jeu, sont sous la menace d'une suspension en cas de carton jaune en Irlande. Dans les autres matches des barrages, un énorme choc opposera la Bosnie au Portugal. Avec un duo offensif dynamiteur de la Bundesliga (Dzeko, 26 buts avec Wolfsburg, Ibisevic, 18 buts avec Hoffenheim) et un entraîneur particulièrement expérimenté dans le haut niveau, Miroslav Blazevic, les Bosniaques ont une superbe carte à jouer face à des Portugais qui n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes lors des éliminatoires, et qui n'ont dû leur ticket pour ces barrages qu'après courte victoire contre l'Albanie (4-0) lors du dernier match. Match également indécis entre la Grèce et l'Ukraine, deux formations vieillissantes mais qui peuvent encore compter sur quelques stars, notamment les Ukrainiens avec Shevchenko ou Voronine. Mais les coéquipiers du Ballon d'Or 2004 ont déjà raté deux fois une Coupe du monde en passant par les barrages (1998, 2002). Enfin, la Russie part, semble-t-il, largement en position de favori face aux Slovènes. La vedette locale, l'avant-centre de Cologne, Milivoje Novakovic, est un inconnu hors de Slovénie et d'Allemagne. |