Vancouver 2010 : Joubert peut-il le faire ?
Raymonde, qui sera une nouvelle fois présente au bord de la patinoire, doit déjà se faire du mouron. Soyons réaliste, la mission s'annonce compliquée pour le fiston. Certains la pensent même impossible. Dans toute l'histoire des JO d'hiver, la France n'a glané, pour un total de 12 médailles, que trois titres olympiques en patinage artistique : deux en couples (Andrée Joly et Pierre Brunet en 1928 à Saint-Moritz et 1932 à Lake Placid) et un en danse sur glace (Marina Anissina et Gwendal Peizerat en 2002 à Salt Lake City). Aucun chez les dames. Pas plus chez les messieurs.
Quatorzième en 2002 puis sixième il y a quatre ans, Brian Joubert part à la conquête d'un premier podium olympique à partir de mardi. Vise-t-il le titre ? Sûrement. Peut-il y arriver ? Hum... Joker ! Après un Euro qui l'a vu terminer au 3e rang continental mi-janvier, le Français de 25 ans (on a tendance à oublier qu'il n'a que 25 ans...) a promis de "manger ses adversaires" en Colombie britannique.
En est-il capable ? Lui le pense. N'est-ce pas là l'essentiel ? Celui qui compile tout de même 14 médailles internationales (dont un titre mondial en 2007 à Tokyo) a affiché un visage conquérant avant de s'embarquer pour Vancouver. Après, avoir les dents qui rayent la glace avant une compétition, c'est une chose. D'ailleurs difficilement critiquable. Mais, sortir le grand jeu le jour J en est une autre. Et le passé ne plaide pas forcément en faveur de "Baboo". A partir de mardi, Brian Joubert, blessé au pied droit début janvier, a l'opportunité de tourner définitivement la page de Turin. En 2006, après avoir terminé 4e du programme court, le Poitevin s'était complètement raté lors du programme libre, dans lequel il prévoyait de passer deux quadruples sauts et deux triples Axel.
Pour arriver à ses fins, Joubert a décidé de prendre sa carrière en main. Il y a dix mois, il s'est séparé de Jean-Christophe Simon, son coach depuis septembre 2006, et s'est attaché les services de Laurent Depouilly. Un changement bénéfique ? Seule sa performance au Pacific Coliseum pourra le dire. En tout cas, chez les bookmakers, Joubert ne fait pas partie des favoris. Très loin derrière le Russe Evgeni Plushenko, l'Américain Evan Lysacek ou le Suisse Stéphane Lambiel. Les fantômes de Turin vont-ils ressurgir à Vancouver ? La maman de Brian n'ose même pas y penser. Et vous ?
Source : Eurosport
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